Une fois n'étant pas coutume, j'ai décidé de mettre un texte.
Amusez vous à être malhonnete si vous le souhaitez, je n'en ai que faire, ces mots sont dejà connu de ceux qui importent.
Si vous les aimez, et les respectez, alors je m'excuse d'être aussi violente dans mes propos... Je me suis déjà expliquer, et je n'ai pas envie de me repeter.
Ces quelques vers illustrent simplement la soirée " Portrait of a weird society" donné au K barré de lyon le 31 octobre 2008
pour quelques images vous pouvez vous diriger
par là
ou ici
http://alainpre.free.fr
Par Une Soirée d'Octobre Bohême.
...
* Dans les soies, brocarts écarlates,
Aux vives broderies veloutées;
Dans les illuminations mates,
De visions à demi révélées.
Sur les accents fanés,
D'un siècle sublime ou d'une époque jaunie.
Comme sur les traces d'une photographie,
Aux couleurs délavées.
Ils sont dans les ombres de l'ombrelle,
Immuables en noeuds de satin,
L'osier pourpre et le paon fidèle,
Masqués d'un sourire mutin.
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* Le rideau déjà tombe,
Et le voile se lève.
Le miroir aux colombes,
Avoue ce qui s'achève.
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* Elle, dans sa noblesse figée,
Ses rêves', de donjons empreints.
Elle, comme une reine oubliée,
Perdue en un flou refrain.
Lui, dont l'armure étincelle,
Or fusionnel, reflets de braises.
Lui, en serment éternel,
Échos d'une lame fournaise.
Ils sont un souffle chuchoté d'histoire,
En deux statues perdues de nos mémoires.
Un regain de légende et de réalité,
Où le songe fabuleux s'est entremêlé.
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***
***
* Une bougie qui s'éveille.
Une bougie qui s'étiole.
Des courbes au son de la viole,
S'esquissent, frêles, et s'émerveillent.
***
***
***
* Un peu de peau.
Un peu de plume.
Des paillettes en écume.
Je vous tire mon chapeau.
***
***
***
* Les tableaux s'affolent,
Et mes mots m'enchaînent.
Noyée dans l'étole,
Je divague saine.
[...]
* Un bas satiné,
De rubans lacés.
Collier de perles indiscipliné,
Au pouce taquin entrelacé.
Et un bout de tulle,
Volette, espiègle, incrédule
Le jupon mignon,
Chante les jolis chatons.
Coquine,
Mâtine,
Lueurs érotisantes,
Et notes amusantes.
~*~*~
*Les couleurs aux fragrances passées, s'évaporent,
Et s'imprègnent, sensibles, envoûtantes,
De notes bigarrées, riches comme l'aurore,
Savoureuses pendeloques clinquantes.
Les arabesques s'enfièvrent et s'emballent,
Ne voyez vous que renaissent filigranés,
Les ors, irisant violets qui cavalent,
Déchirés d'éthérées dentelles safranées ?
Ne sentez vous les génies, kyrielle irréelle,
Qui vous chatouillent de la pointe de leurs ailes ?
Les effluves des parfums entêtants,
Comme un reflet mordoré de l'Orient ?
Ils résonnent en pétales chavirants,
Drapés, brodés, dans le soyeux carcan,
Soufflé de fées, des milles et une nuits d'antan,
Et sucré comme le tendre thé des amants.
Dans un murmure ravi, poussière d'or,
Elle arrive, aimante ensorceleuse des dunes,
La danseuse qui charme toujours et encore,
En ballet de contorsions et soleil de Lune.
Le prune velours chocolat chatoie,
Comme en autant d'oriflammes vermeilles,
Où se parsèment de belles merveilles,
Et mil éclats d'Il était une fois.
~*~*~
* De talons hauts, bien trop,
En aiguilles d'ébène.
Déshabillé d'Eden,
Sur le zèbre déco.
Elle rêve à des images,
Trop colorées, presque décalées.
Elle vie dans un mirage,
Dont elle ne voudrait pas s'échapper.
Sur ses lèvres, en vie et papier, peintes,
Se lit la lie d'une illusion feinte.
Et si il y avait un ailleurs,
Pourquoi en serait il bien meilleur ?
***
***
***
* L''acier cingle ma peau.
Et les chaînes mordent ma chair.
Vient mon tout petit, mon tout beau,
Que je griffe et lacère.
Aux frontières de la démence,
Où j'outrepasse l'indécence.
Aux frontière de l'exigence,
Je me repais de ta violence.
Le latex me brûle et j'exulte,
Sous le poids délirant de tes insultes.
Ton souffle n'est qu'un fragile murmure,
Et je t'aime dans tes blessures.
Caresse le cuir tendu,
Désireux de mes sangles sanglantes.
Et ton corps s'arque attendu,
Contre mes lanières cravachantes.
Ganter pour te frapper,
La plume douce et le fouet.
Horizon désenchanté.
Obéit, tu te tais.
***
***
***
* Il était une fois dans un paradis,
Un homme et une femme sans interdits.
Tentation, dévorés par l'envie,
Ils se perdirent en pornographie.
Dans une réalité altérée,
Ces premiers sont dépravés,
A l'image d'une foi,
Sacrilège, sans plus aucune loi.
Ils s'enfuirent d'un Eden,
Chaos imposant son règne.
Ils pervertirent la pomme,
Et la dispersèrent chez l'Homme.
***
***
***
* Par delà les sept mers,
Dévoré de liberté,
Il vogue aux confins de l'humanité,
Pour mils et cent princes commanditaires.
Majestés abreuvées de trésors.
Innombrable pelisses,
D'hermines tressées d'or,
Rubis enchâssés dans des calices.
Et le prince des plaines océanes,
Le maître infini, l'affranchit des terres,
Ou l'aventureux corsaire,
S'éclipse quand l'astre fane.
***
***
***
* Danse sensuelle,
Je t'aime et te hais.
Approche toi de moi mon bel,
Dans l'illusion de ce qu'on est.
Tant tes saveurs me désespèrent,
Je me raccroche à toi.
Attache moi avant l'hiver,
Prend mon corps dans tes bras.
Une danse sempiternelle,
De sous jaçantes dentelles,
Et tes lèvres et la langue,
M'enlacent et m'embrassent, je tangue.
***
***
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* Lady Windermere s'offusque dénudée,
De ses éventails dérobées.
Alors que se balancent coquets les pompons,
Tentation des chatons mignons.
Rien d'autre que le tissu,
Ne semble s'imposer en superflu.
Et les jeux de clair- obscur,
Se sourient dans un voile de murmures.
***
***
***
* Et si la volupté pâlit,
Les sombres lacets s'affermissent,
Dans la luxure et le vice,
Ce que nous sommes s'oublie.
***
***
***
*L'indolent libertin,
Relace un foulard de satin carmin.
L'effronté satisfait,
A comme seul défaut d'être parfait.
Et si la nonchalance de sa lame,
Aveugle les crocs de ses mots,
L'élégance est son maître maux,
Pour le plus grand malheur de toutes dames.
L'art et la beauté lui courbent l'échine,
Et la grâce impertinente s'incline.
Dans la passion exquise suprême,
Il apparaît beau comme un poème.
Tentateur tenté,
Il voit miroiter,
Dans quelques chuchotements venimeux,
La promesse de n'être jamais vieux.
Mais l'être sublime est dépossédé.
Par l'altière délicatesse raffinée,
Danseuse qui lui ravit le dandy.
Pour une ultime pose noble inassouvie.
***
***
***
* Mais voilà que minuit sonne,
Et que reviennent les trépassés.
Celui qui une fois m'a mangée,
Ne connait plus de consonnes.
Délicats lambeaux de chairs,
Qui s'arrachent à coups de dents.
Autrefois ou hier,
Ils étaient bien vivants.
De morsures en putréfactions,
Les morts s'élèvent en factions.
L'heure des maudits,
Rime avec Zombies.
***
***
***
* La musique s'est arrêtée,
Et le Songe s'est éclipsé.
Comme un secret, instant fugace,
Je le cherche à travers la glace.
Et prisonnière de la triste vérité,
Je m'écroule ultime dans la réalité.
Les mots s'esquissent, voile suprême, infinis,
J'en ai peur je crois que déjà tout est fini.
Les teintes de la mascarade,
Se délavent crues et malades,
Dans mon âme faible encore béate.
Sombre Lestat les lumières se grisent,
Je salue la Marquise de Venise,
Et me retire en Révérence Écarlate.
Fin.